La sclérose en plaques est une maladie qui touche près de 2 millions de personnes à travers le monde. Une pathologie lourde, invasive et évolutive, qui provoque des douleurs difficiles à gérer ainsi que des spasmes musculaires, des fourmillements et une totale invalidité dans les cas les plus graves.
Heureusement, plusieurs traitements existent afin de soulager (mais pas soigner entièrement) les symptômes associés à cette maladie. Mais ceux-ci sont assez lourds. De fait, de plus en plus de personnes se tournent vers des solutions plus douces, plus naturelles, comme le CBD. Mais qu’en est-il réellement de l’impact du cannabidiol sur cette maladie ?
On vous explique tout 🎯
Selon le site de la fondation Charcot, la sclérose en plaques, c’est une maladie auto-immune, neurodégénérative. Cette dernière se caractérise par l’inflammation de la myéline. Il s’agit de la glande qui entoure les nerfs optiques, la moelle épinière ou encore les fibres nerveuses, elles-mêmes situées dans le système nerveux central.
C’est une maladie très répandue, beaucoup plus qu’on ne peut le croire. Découverte le 14 mars 1868, par Jean-Martin Charcot, neurologue à la Salpêtrière, cette maladie touche aujourd’hui en France 120.000 personnes, dont 700 enfants. Reste que son traitement est un peu complexe.
La sclérose en plaques est une maladie qui suppose pas mal de symptômes différents. Les premiers signes de la maladie sont souvent une baisse de la vision d’un des deux yeux, des troubles du mouvement, des problèmes à marcher correctement.
Les malades vont également ressentir des contractions et des troubles musculaires (faiblesses, engourdissement). En plus d’être très fatiguées, les personnes concernées vont également voir la maladie évoluer. Celle-ci peut mener jusqu’à l’invalidité totale.
Aussi fou que cela puisse paraître, les raisons expliquant la sclérose en plaques… Sont inconnues. Quelques pistes existent toutefois. Les chercheurs pensent que les malades ont été exposés, très tôt dans leur vie, à un virus (rétrovirus, herpèsvirus) ou à une substance tierce qui déclenche l’attaque de son système immunitaire et donc, le développement de la maladie. Quid de l’hérédité ? On estime qu’un enfant dont l’un des parents est atteint de la SEP présente 2 à 3% d’être atteint de la maladie, contre 0.1% en temps normal.
La sclérose en plaques est une maladie qui peut se traiter à l’aide d’immunosuppresseurs (le natalizumab (TYSABRI), le fingolimod (GILENYA), l’ocrelizumab (OCREVUS) et la mitoxantrone (ELSEP – NOVANTRONE et génériques) ou des immunomodulateurs. Ces traitements ralentissent la destruction de la myéline et donc, le développement de la maladie.
Chez d’autres individus, il sera possible de prendre des corticostéroïdes, qui aident à mieux gérer les poussées inflammatoires. Mais comme souvent avec ce type de traitement assez lourd, des traitements secondaires apparaissent. On pense notamment aux troubles du sommeil, aux problèmes de foie, à l’apparition de troubles cardiovasculaires voire même à l’apparition d’ostéoporose !
Face au manque de solutions, beaucoup de personnes se tournent peu à peu (ou, tout du moins, se mettent en recherche de) vers des solutions douces, naturelles et surtout moins intrusives. Le CBD, qui a démontré à plusieurs reprises un potentiel antalgique intéressant, fait partie de cette liste de solutions annexes. Mais qu’en est-il de son action ?
En 2013, une étude très intéressante a rendu son verdict, dans la rue Neurobiology of Disease. L’objectif était de déterminer si, oui ou non, le CBD pouvait être un antispasmodique (à savoir, s’il pouvait réduire l’intensité et la fréquence des spasmes musculaires associés à la sclérose en plaques).
Au cours de cette étude, il a effectivement été démontré que le CBD pourrait agit centre les spasmes musculaires, notamment au niveau de la spasticité (ce terme vise à désigner le phénomène qui se déroule lorsque les muscles s’étirent trop rapidement, à cause d’un spasme).
Qu’est-ce que cela sous-entend ? Que grâce à son action sur le système endocannabinoïde, le CBD pourrait soulager les douleurs associées aux spasmes et donc faciliter le quotidien des personnes qui sont atteintes par la maladie, car moins handicapées au quotidien.
Un autre point qu’on souhaite souligner dans cet article, c’est l’action du CBD sur les douleurs et les inflammations, au global. Plusieurs études tendent en effet à démontrer que le CBD agit comme antalgique, en ciblant notamment les cytokines, dont il inhiberait la production.
Les cytokines sont des molécules impliquées dans le développement et la régulation des réponses immunitaires. Elles sont surtout responsables des phases aiguës d’inflammation. Un niveau important de cytokine suppose ainsi la destruction des cellules qui protègent la myéline, dont nous avons parlé ci-dessus.
In fine, ce qu’on peut déduire ici, c’est que le CBD, en protégeant l’organisme des douleurs et inflammations, pourrait protéger la myéline, directement impactée par la sclérose en plaques. Pour autant, de plus amples études sont nécessaires pour aller en ce sens et confirmer ces suppositions !
Une étude clinique, menée en 2014, démontre que le CBD pourrait soulager les douleurs directement associées à la sclérose en plaques, et ce, en permettant aux muscles, de retrouver une certaine élasticité.
Moins mis à mal, le muscle vit “normalement”, ce qui empêche les personnes malades de souffrir au moindre mouvement. Cette étude a été corroborée par une seconde étude sur le même sujet, menée en 2018, intitulée ‘Cannabidiol to improve mobility in people with multiple sclerosis.
Chez un individu qui est atteint de la sclérose en plaques, les nerfs sont fortement touchés, endommagés. De fait, en cas de besoin, ces derniers transmettent leur message de manière beaucoup moins rapide et efficace qu’auparavant. Problème, cela favorise la transmission de messages erronés et donc, de signaux de douleurs (le corps est une bien drôle de machine…).
À terme, ces douleurs chroniques vont devenir persistantes et les médicaments que vous consommerez, notamment les anti-douleurs ou anti-inflammatoires, agiront de manière beaucoup moins efficace. Au risque même, de ne plus agir du tout, au point de vous retrouver en situation d’impasse thérapeutique (dans les pires des cas, rassurez-vous).
Ces douleurs neuropathiques, le CBD les ciblerait directement. Il a été observé, chez les personnes touchées par la sclérose en plaques, un taux anormalement élevé de glutamate, un acide aminé libérant une molécule responsable des perceptions de la douleur. Or, il s’avère, d’après plusieurs études, que le CBD inhiberait la production de glutamate, ce qui, in fine, permet de réduire l’intensité des douleurs et soulager les patients.
Le THC est une molécule de plus en plus étudiée, notamment pour ses bienfaits supposés, en matière de lutte contre les douleurs et les inflammations ! En ciblant les récepteurs cannabinoïdes CB1, le THC permettrait au système endocannabinoïde d’envoyer un message à l’hypothalamus (une partie de notre cerveau), pour libérer des hormones spécifiques dont l’objectif est de réguler le système immunitaire. Cela permet d’apporter une réponse adaptée, en ciblant directement les cellules responsables de l’inflammation et donc, in fine, de réduire les douleurs.
Preuve que le THC aurait une action vraiment intéressante contre les symptômes associés à la sclérose en plaques, il existe un médicament à base de THC et de CBD sur le marché. C’est le Sativex. À ce titre, il s’agit, en Europe, du seul et unique médicament à base de tétrahydrocannabinol, qui est autorisé sur le marché.
Celui-ci se prend sous la forme d’un spray. Il suffit d’ôter le capuchon et de pulvériser la solution, directement dans sa bouche. Les muqueuses qui se trouvent dans la bouche, sous la langue ou au niveau du palet vont alors absorber le CBD, le THC et les autres molécules qui se trouvent dans ce produit.
Un médicament dont l’utilisation est ouvertement soutenue par la Fondation Charcot. Selon plusieurs articles facilement retrouvables sur son site internet, la fondation explique et présente plusieurs études qui font état d’une action vraiment surprenante sur cannabis médical sur la sclérose en plaques, la spasticité, les douleurs et la qualité du sommeil.
D’ailleurs, les patients atteints par la sclérose en plaques et en situation d’impasse thérapeutique ont reçu l’autorisation de participer à la grande expérimentation sur l’usage du cannabis médical en France. Une étude qui a débuté en 2021 et qui aurait dû donner lieu à l’autorisation d’utiliser huiles et fleurs de THC:CBD pour soulager la maladie.
Sur le marché, se retrouvent plusieurs types d’huiles de CBD. Chez Le Guide du CBD nous recommandons les huiles de la marque Nobilis. C’est une marque française, reconnue pour la qualité de ses produits et son savoir-faire. Sont proposées à la vente, deux types d’huiles :
👉 Les huiles de CBD broad spectrum : ce sont des huiles à spectre large des cannabinoïdes. Elles ne contiennent pas de THC (tétrahydrocannabinol). Elles sont vendues dans des flacons de 10ml et disposent d’une pipette intégrée, pour une super maîtrise de son geste (si vous consommez par voie sublinguale).
👉 Les huiles de CBD full spectrum : ce sont des huiles à spectre complet des cannabinoïdes. Elles contiennent donc du THC et favorisent l’effet entourage (action combinée des cannabinoïdes). Elles sont vendues dans des flacons de 10ml et disposent d’une pipette intégrée, pour une super maîtrise de son geste (si vous consommez par voie sublinguale).
Nous recommandons l’utilisation d’huiles de CBD à spectre complet des cannabinoïdes. Si vous souffrez de la sclérose en plaques, pensez toutefois à évoquer le sujet avec votre médecin traitant. Le CBD ne suppose aucun effet psychotrope ou secondaire, mais sa consommation peut avoir une éventuelle interaction médicamenteuse.
On peut lire sur internet, plusieurs avis positifs sur l’utilisation du CBD pour soulager les symptômes associés à la sclérose en plaques. Voici quelques extraits :
“Bonjour, le 19/08 j’ai commencé à prendre de l’huile de CDB 10% à raison de deux gouttes en augmentant d’une goutte tous les 4 jours jusqu’à ce que je trouve mon confort.
À ce jour, j’en suis à 5 gouttes le soir 1/2 heure avant de me coucher par voie sublinguale (sous la langue). Pour l’instant, mon sommeil semble plus réparateur et mes spasmes dans mes jambes semblent s’atténuer. Les douleurs et la spasticité dues à ma Sclérose en Plaques sont encore présentes. J’ai lu beaucoup de témoignages concernant des personnes qui en prennent depuis plusieurs semaines et plusieurs mois, et quand je vois le taux de satisfaction, c’est impressionnant. La dose de confort est différente pour chacun tout comme le délai avant d’en obtenir un réel bénéfice. Il faut donc être patient. Je continue mon expérience.”
Vous l’aurez compris, plusieurs études tentent de démontrer les bienfaits supposés du CBD sur la sclérose en plaques. Un nombre d’études certes encore un peu léger, mais les promesses sont réelles et les possibilités, très importantes… Comme en témoigne la commercialisation du Sativex, un traitement à base de cannabis thérapeutique !
D’ailleurs, cela pose la question du THC (tétrahydrocannabinol). Le cannabinoïde psychotrope de la plante de cannabis peut-il être un puissant allié naturel contre cette maladie ? Le débat est ouvert et une chose est certaine, les patients concernés attendent de sérieuses avancées !