Bien que le mécanisme d’action du cannabis médical ne soit pas encore totalement élucidé, de plus en plus d’études montrent une augmentation significative de son utilisation par les patients, notamment ceux souffrant de maladies chroniques.
En effet, nombreux sont ceux qui affirment remplacer des traitements conventionnels, tels que les opioïdes, par du cannabis médical.
À ce sujet, une étude récente, publiée par l’American College of Rheumatology, s’intéresse à l’utilisation du cannabis médical par des personnes atteintes d’arthrite et de maladies rhumatismales.
Une étude analyse l’utilisation du cannabis médical chez les patients atteints de maladies rhumatismales
L’étude en question, menée par des chercheurs de l’Université du Michigan, de l’Université McGill et de l’Université de Buffalo, a analysé l’utilisation du cannabis médical chez des patients souffrant de maladies rhumatismales.
Ces maladies, qui incluent des affections telles que l’arthrite, sont souvent traitées avec des opioïdes, des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), et d’autres médicaments aux effets secondaires potentiellement graves.
Les résultats de cette étude montrent qu’une proportion significative de ces patients se tournent désormais vers le cannabis médical pour gérer leurs symptômes, remplaçant ainsi des médicaments plus traditionnels.
Les données proviennent d’un sondage anonyme en ligne réalisé auprès d’adultes résidant aux États-Unis et au Canada. Le sondage a été diffusé via les réseaux sociaux et par le biais des listes de contacts électroniques de la Fondation de l’arthrite et de la Société de l’arthrite du Canada.
Sur les 1 727 questionnaires remplis, 763 répondants ont déclaré consommer actuellement du cannabis médical. Les chercheurs ont axé leur analyse sur ces 763 répondants, dont les réponses montrent un large usage du cannabis en remplacement des médicaments traditionnels.
Le cannabis médical comme alternative naturelle aux opioïdes

Voici quelques points clés de l’étude :
👉 Parmi les 763 participants consommant du cannabis, 62,5 % ont déclaré remplacer certains médicaments par du cannabis médical.
👉 Les médicaments les plus souvent substitués sont les AINS (54,7 %), les opioïdes (48,6 %), les somnifères (29,6 %), et les relaxants musculaires (25,2 %).
👉 Deux tiers des personnes qui utilisent du cannabis médical plutôt que ces médicaments-là ont signalé un diagnostic de maladie rhumatismale inflammatoire. Par ailleurs, un nombre similaire a rapporté des affections concomitantes telles que la fibromyalgie, l’arthrose et des douleurs mécaniques de la colonne vertébrale.
👉 Toujours selon les données de l’étude, la méthode d’administration la plus courante est l’inhalation. En effet, elle offre un soulagement rapide des symptômes, notamment de la douleur.
👉 Les produits contenant du THC étaient les plus couramment utilisés, ce qui suggère que certaines personnes pourraient nécessiter une petite quantité de THC pour une gestion efficace de la douleur.
👉 Plus de la moitié des participants consommaient du cannabis médical au moins une fois par jour, ce qui soutient l’idée d’une gestion continue des symptômes quotidiens.
Ces résultats soulignent le potentiel du cannabis médical comme alternative viable aux traitements plus conventionnels, souvent associés à des effets secondaires importants ou à des risques de dépendance.
Remplacer les opioïdes par le cannabis médical, c’est de plus en plus courant !
Les résultats de cette étude s’inscrivent dans une tendance plus large où de plus en plus de patients, en particulier ceux souffrant de maladies chroniques, utilisent le cannabis médical en lieu et place des opioïdes.
En effet, une étude publiée dans le Journal of Nurse Practitioners a révélé que l’usage de la marijuana médicale est associé à une réduction de la consommation de médicaments sur ordonnance et à une amélioration du bien-être chez les adultes souffrant d’anxiété, de dépression, d’insomnie, et de douleur chronique.
Cette même tendance a d’ailleurs été observée chez les jeunes.
Un autre rapport, portant sur des vétérans américains, a montré que plus de 90 % des utilisateurs de cannabis à des fins médicales estimaient que cela améliorait leur qualité de vie, et beaucoup ont indiqué utiliser le cannabis comme alternative aux médicaments en vente libre ou sur ordonnance.
D’autres recherches publiées cette année ont révélé que les personnes âgées qui consomment de la marijuana à des fins médicales « connaissent une amélioration considérable de leur santé et de leur bien-être ». Et que l’accès au cannabis réduit modérément les prescriptions d’opioïdes , un résultat indiqué par plusieurs autres études menées ces dernières années.
Le mot d’la fin…
Ces tendances soulignent l’évolution des perceptions et des usages du cannabis médical, en particulier comme substitut aux opioïdes et autres médicaments conventionnels. En effet, selon les chiffres, que l’on soit jeune ou âgé, que l’on ait mal, ou que l’on se sente mal psychologiquement parlant, le cannabis médical semble être un moyen efficace de se sentir mieux !
Le cannabis médical pourrait-il être l’avenir du traitement des maladies chroniques, de la gestion de la douleur et des troubles de l’humeur ?
Les résultats de ces études semblent le suggérer, mais des recherches supplémentaires seront nécessaires pour confirmer ces conclusions et établir des lignes directrices claires pour son utilisation en médecine. Sans parler du fait que certains gouvernements (coucou la France 👋) ne semblent pas prêts à accueillir ce type d’avancée.